

Qui sommes-nous ?
In Flamma est née dans les flammes. Maison d’édition, ou maison de réédition, l’idée a germé d’une constatation : la mise en page, pourrait-elle aussi prendre vie et raconter son propre récit ? Imaginez, le mot « silence » précédé par du vide, « fantôme », et petit à petit, la typographie devient transparente, jusqu’à disparaître. In Flamma est née de cette envie folle, de donner à la mise en page une voix qui résonnerait page à page, intensifiant par sa singularité la force de l’histoire.
L’histoire, elle, ne laisse parfois pas la même place à tous. In Flamma est là pour mettre en lumière les oubliés et les enluminer de sa touche singulière. Elle passe de la dorure à la flamme, pour (re)mettre en lumière des manuscrits disparus dans l’ombre. In Flamma s’appuie sur des textes engagés, présentés de manière plurielle. Elle propose trois collections différentes : Étincelle, qui sont des premiers écrit méconnu d’un écrivain lui bien connu, Feu, qui s’intéresse à des manuscrits post-mortem et innomés, puis Brasier, qui s’attaque à des ouvrages délaissés d’une adaptation cinématographique pourtant sous le feu des projecteurs. Les abandonnés, négligés, effacés, immémorés, brillent à nouveau par l’étincelle de notre maison d’édition.
In Flamma s’intéresse à cette étincelle vibrant dans certains récits, celle qui enveloppe les mots de l’ardeur d’être lu. Cette ardeur est centrale dans l’œuvre de Ray Bradbury, Fahrenheit 451. La narration prend place au sein d’une société totalitaire, déshumanisée. Les livres y sont brûlés et les pages réduites en cendres y dépeignent la culture qui s’envole. Lutter pour les sauver devient la révolte. Le brasier, celui qui brûle les sorcières, l’autodafé, qui réprime la connaissance, le feu, comme symbole de l’oppression. Ce feu, comme élément central, est pris à contre-pied par notre maison d’édition, on se le réapproprie pour affirmer nos luttes et trouver la beauté dans la destruction.